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9.*Tabae, 11. Feves et ensuite raves, 10. Froment, 12. Orge,
La suite de cette mauèere au volume suivant(1).
(¹) La température du nord de l'Allemagne, pour lequel surtout ces assolemens sont ealculés, est trop défavorable à la luzerne pour que notre auteur put la faire entrer dans les assolemens qui conviennent à ce pays; mais il n'en est pas ainsi du climat de la France, ouà cette plante réussit à merveille, et où, en général, elle est de tous les fourrages celui dont ou retire les plus grands avantages, lorsque sa culture a lieu dans un terrain bien amendé, Iabouré proſondément, débarrassé de mauvaises herbes, et soigneusement égoutté par des sai- guées, lorsque, de sa nature, il relient facilement les eaux-
Sans vouloir anticiper sur des détails qui apparliennent à la partie de cet ouvrage, qui traitera de la culture des végétaux, je dirai cependant ici que, suivant le plus ou moins de soins donnés à sa semaille et à sa conservation, la luzerne peut ſournir des r scoltes abondantes pendant 4, 6, 8, 10 et quelquefois 12 ans, mais que c'est Asa troisième année surtout, que son produit est le plus élevé; des ce moment ilsy mèle plus ou moins de mauvaises herbes, qui finissent enfin par étouffer les plantes de luzerne. Dans les lieux ou il y a beaucoup de prairies et où par conséquent les vents charrient une grande quantité de semences de graminées, cet effet est beaucoup plus prompt que dans les contrées ouù la presque totalité des terres est soumise à la charrue ovec un bon assolement. Mais quelqueſois les plantes qui ont pris pied parmi la luzerne sont d'une nature assez bonne comme fourrage, et elles rendent des produits assez abondans, pour qu'il soit encore avantageux de conserver le terrain dans cet état.
La convenance de remeitre de vieilles luzernières en culture tient donc aux circonstances locales et aux avantages relatifs qu'on peut trer du sol, dans un état plutôt que dans Pautre; mais si Pon a laissé subsister la luzernière jusqu'au moment 0u les plantes ont péri d'elles-mèêmes, il est indispensable, pour que la luzerne y réussisse de nouveau, nonsseulement de donver au terrain des engrais abondans, et de le nettoyer soigneusement de mauvaises herbes, mais encore de mettre un beaucoup plus grand intervalle entre le moment où le sol a été remis en culture et celui où il est de nouveau ensemencé en luzerne. De là vient qu'aujourd'hui encore les opi- nions sont divisées sur la durée qu'il convient de donner aux luzernidères.
Dans les contrées dont le sol est d'une culture ſacile, et où les bras ne sont ni rares ni à un haut prix, il parait avantageux de ne laisser subsister la luzerne que quatre ou cing ans, et de la rompre ensuite pour des grains d'automne, auxquels elle est une excellente préparation. Après une ou même deux récoltes consécutives de céréales d'hiver, qui réussissent très-bien sans fumier, et pour lesquelles il ne faut que préserver le sol de Tinfection des mauvaises herbes; on fait alors suivre une récolte sarclée, surtout de pommes de terre, qui là m'ont paru réussir beaucoup mieux que les carottes ou les rutabagas-
Je vais donner ici pour exemple de ce genre de culture l'excellent assolement suivi depuis nombre d'années par M. Ch. Pictet, l'un des agronomes qui travaillent avec le plus de zèle à la propagation des vraies lumières et des meilleures méthodes agricoles en France. Je tre cet assolement du n.“ 12(Déc. 18 10) de la Biblioth. Britan., où son auteur en rend compte d'une manière aussi détaillée et instructive qu'intéressante, et je dois ajouier, que j'ai fréquemment eu occasion de contempler dans Pexploitation de M. Pictet à Lancy, les admirables effels de cette
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