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1 (1811) Tome premier, contenant 1. Les principes fondamentaux ; 2. L'Économie.
Entstehung
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338 PRINCIPES RAISONNES

rience doit les rassurer, pourvu toutefois qu'elles aient soin de ne pas semer trop épais, ce qui ici serait non seulement superflu mais encore nuisible. Des labours profonds empéchent que les grains ne versent. Au reste, si le sol doit étre fouillé profondément, cela doit avoir lieu dans la préparation pour les- coltes jachères, auxquelles les labours profonds ne sont jamais nuisibles, et dans la culture desquelles la terre perd sa crudité.

3. Il faut observer cette règle fondamentale, de ne jamais faire suivre deux récoltes à épi l'une après l'autre, mais au contraire de les séparer toujours par une récolte intercalaire; à moins que ce ne soit à la fin de la rotation, lorsque la récolte jachère doit succéder et que les produits ne peuvent plus souffrir de ce que la terre est durcie et infectée de mauvaises herbes.

Le choix de ces récoltes intercalaires dépend du nombre des soles et des besoins de l'exploitation. Ce peut étre du trèfle, des légumes, des graines hui- leuses, ou telle autre qui n'appartient pas au genre des graminées.

4. CGest une condition nécessaire que le trèfle soit semé sur une terre parfai- tement propre, bien travaillée et fumée; on le sème ordinairement sur la récolte qui suit la récolte sarclée; et l'on en jouit à la troisième année de Tassolement. A ceue place on n'a que bien rarement à redouter sa non réussite, si d'ailleurs on le sème d'une manière convenable. II pénètre alors avec ses racines, si avant dans une terre remuéc profondément, qu'il n'a plus

rien à redouter des mauvais tems de l'hiver*; et ce que l'on a dit, sans

* Quoique ce que dit ici Pauteur soit en général d'une vérité absolue, j'observe cependant que dans les contrées les pluies ne sont ni fréquentes ni abondantes en été, et ou par conséquent le terrain remué au printems ne reprend pas son assiette avant l'biver, il arrive fréquemment que les trèfles semés en terre très-argileuse sur des grains de printems, souffrent des gelées de P'hiver plus que ceux qui ont été semés au printems sur les semailles de grains d'automne, parce que, pour les premiers, Phumidité du commencement de l'hiver, affaissant le terrain sans que la racine des plantes de trèfle s'abbaisse proportionnément, cette racine se trouve ainsi dégarnie; de sorte que les plantes sont plus exposées aux effeis de la gelée, qui, souvent les arrache od les fait périr. Afin d'éviter cet inconvénient et d'assurer la réussite de mes récoltes de trèfle, j'ai essayé de ne donner que la moitié de Pengrais à la récolte sarclée, et de mettre le surplus pendant l'hiver sur la récolte de grains d'*

automne que je fais succéder immédiatement à cette premieère, alors le trèfle semé au printe

ms sur ce terrain assis, eepen- presqu'infaillible, pourvu qu'après l'avoir semé, Ton ait soin de passer sur la semaille, une herse garnie d'épines,

qui enterre la semence en égalisant les débris du fumier; commeè ceite dernière opération étend sur les plantes des

céréales la terre des petites motlles que la gelée a divisées, elle influae tou fort avantageuse sur la récolte de grains, en la disposant à taller. Tyrad.

dant récemment amendé, est d'une réussite

jours d'une manière

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