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M. Wathien de Dennbasle, au sujet de ce semoir, a parlé de celui de Fellembeng, qui en diffère un peu, mais qui présente des avantages parti- culiers, puisqu'il peut servir indistinctement pour toutes espèces de grains. Il porte en outre un cadran, destiné à faire connaitre le nombre des tours que les roues ont faits, et par conséquent'étendue de terrain que la ma- chine a ensemencée.
A la suite de la description des nouveaux instrumens aratoires de Thaer sont deux notes importantes de M. Mathieu de Dombasle, sur lesquelles nous appellerons, Messieurs, un moment votre attention.
Dans la premieère, il dit qu'il n'a jamais trouvé dans aucun ouvrage d'a- griculture des données positives sur la profondeur et la distance qui con- viennent le mieux à chaque espèce de semence, et dont dépend cependant le succès des récoltes. En conséquence, et en posant ce principe que les semences demandent à étre d'autant moins enterrées, que la nature du sol est plus tenace, il croit pouvoir indiquer, pour un sol de consistance moyenne, quelques règles générales comme résultats d'un grand nombre d'observations; mais il exprime en méême iemps ses voœeux pour que ses expériences soient complétées par les soins d'agriculteurs accoutumés à apporter dans leurs opérations, cet esprit d'ordre et d'exactitude qui peut seul en étre la garantie.
La seconde note de M. Mathieu de Dombasle est relative à l'Institut agricole établi par Thaér à Mogelin, situé près de Francfortsur-l'Oder. Le revenu de ce domaine était évalué à 2000 reichsthaler, 1 y a vingt-cinq ans, quand le gouvernement prussien en fit don au savant auteur des Principes raisonnés d' Agriculture; et il passe aujourd'hui pour constant en Allemagne qu'il en a porté le produit à 20,000 reichsthaler, au moyen de ses instrumens perfectionnés. Des éleèves se rendent de toutes parts dans ce bel établissement. Des instituts semblables ont été formés, depuis peu, dans diverses parties de l'Allemagne; ils auront infailliblement un jour la plus grande influence dans l'agriculture, et nous ne craignons pas d'avancer que jamais aucun gouvernement n'aura pu placer un capital d'une manière plus utile pour ses peuples et pour lui-méèéme.
Tel est, Messieurs, l'ouvrage que vous nous avez chargés d'examiner, et dont nous avons pensé qu'il était de notre devoir de vous rendre un compte fidèle et détaillé, pour vous mettre à même de juger et d'apprécier les vues de Pauteur. Sa description des instrumens aratoires est certainement le meilleur répertoire qu'on puisse consulter sur leur construction. Ils y sont


