M pour que les deux chevaux puisssent marcher dans les sillons voisins de celui dans lequel est la charrue.
100. Le plantoir a chouæ est un instrument destiné à soulever la terre en Pouvrant, de manière que les racines de la plante trouvent toujours une terre ameublie, effet qu'on ne peut obtenir du plantoir ordinaire.
110. La chiarrue à creuser des rigoles d'écoulement, destinée principale- ment aux prés et aux paàturages. Cette charrue, dont plusieurs figures offrent tous les détails, sert à ouvrir, dans les prés et dans les terres fortes, des rigoles réguliéres de 15 à 20 centimètres, dont les côtés forment un angle droit avec le fond.
120. La charrue à écroäüter le gazon differe peu de quelques-unes des précédentes, comme on peut en juger par le développement; mais son versoir, fort écarté par le haut, renverse à plat la bande de terre.
13°. Le crochet à arracher les pommes de terre. Cet instrument est à peu- pres le même par-tout, seulement la longueur des dents varie suivant 1a profondeur à laquelle croissent ces tubercules.
140. Le bultoir d pommes de terre ou la houe à chevwal simple est imité du terroir du Mecklembourg, mais perfectionné par Thaer, qui l'a représenté avec exactitude dans toutes ses dimensions, afin de pouvoir faire sentir ses différences avec le suivant.
15 ⁰. La houe d cheval composée. Cet instrument, qui présente quelque analogie avec la houe à cheval renversée de M. Blaikie décrite par Molard dans le Ssteme d'agriculture de M. Cofe; cet instrument, dis-je, agit avec la plus grande énergie pour la destruction des mauvaises herbes et l'ameu- plissement de la terre, puisque avec un homme et un cheval, on peut exécuter en un jour le travail de trente ouvriers, suivant l'auteur.
16°. Le nouveau semoir de Thaér. Il est fondé sur le méme mécanisme que ceux de Tull, de Ducket, de Froost(1) et de Coke, sur lesquels il a Tavantage de la solidité et de la simplicité. Quatorze figures sont consacrèées aux détails de cet instrument, qui expédie beaucoup d'ouvrage, au moyen de ses six lanternes; chaque trait seme ou bine une largeur d'un mètre soixante-quinze centimetres. Lorsque les hommes y sont exercés et que le cheval a un pas fort allongé, dit Thaér, la machine marche presque le double plus vite qu'un semeur ordinaire: alors la semaille en lignes n'exige pas plus de temps que la semaille à la volée; mais on ne devra s'attendre à ce résultat que lorsque les ouvriers auront acquis l'habitude de cet instrument.
—
() Voyez dans Moland, le semoir de M. Froost.
4


