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comme on le fait, de raisonnemens captieux; et nous nous sommes encore imposé la loi de la combattre par des faits irrésistibles tirés de notre propre pratique et de celle des De culti-
vateurs de la France. Ils démontrent qu’en res- treignant la culture des grains plus qu’on ne l’ad- met généralement en théorie comme en pratique, et en l’intercalant convenablement avec des cul- tures améliorantes, qui fournissent d’ailleurs d’abondans supplémens pour la nourriture de l’homme, ainsi que pour celle des bestiaux et pour la formation des engr ais, On augmente in- failliblement les produits en tous genres, en mé- nageant tout-à-la-fois la terre, la semence, le cultivateur et ses bestiaux.
Disons à cet égard que le célèbre de Lagrange, dans son Essai d’arithmétique politique sur les premiers besoins de l’intérieur de la France, le- quel vient d’être imprimé dernièrement avec un extrait De la richesse territoriale de la France, par Lavoisier, qui avait trouvé que la consomma- tion journalière de la viande n’était que d'environ une once et demie dans les campagnes; après nous avoir dit que« pour augmenter le bien-être des Français, il faudrait pouvoir augmenter la con- sommation de la viande, même aux dépens de
celle du blé; que la culture des prairies artifi-


