Éxxsor) core en cela des écrivains qui ont eru devoir nous proposer exclusivement pour modèles des exem- ples tirés de l'étranger.
Quoique nous sachions très-bien que l'intérêt des objets qui fixent notre attention, croisse sou- vent en raison directe de l'éloignement des lieux d’où on les tire, parce que l'esprit humain, avide du merveilleux, est naturellement disposé à juger favorablement les objets que la distance l'empêche de bien voir et de bien saisir, tandis qu’il dédaigne souvent les moyens d'instruction qu'il a sous les yeux, ce qui fait qu'en agriculture, comme en beaucoup d’autres genres de connais- sances, nous sommes en général mieux instruits et plus enthousiasmés sur-tout de ce qui se passe ailleurs que chez nous-mêmes; nousn’en pensons pas moins que nous devons chercher à récolter sur notre propre sol, avant d’aller glaner sur ce- lui des autres. Il nous a toujours paru fort bizarre qu'on se fût plus attaché à nous faire connaître certaines pratiques d'économie rurale qui s’obser- vent chez l'étranger, qu’à nous donner une idée exacte et complète de toutes les bonnes méthodes, qui sont beaucoup plus multipliées qu'on ne le pense généralement, sur la totalité de la surface
très-variée du territoire français.
De tous les pays qu’on a le plus offerts à notre


