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(119) rencontre fréquemment ces comptes séduisans
inventés pour faire ressortir tous les avantages des
nouveaux systèmes, et que le savant Adam Dick-
son reproche amérement à ses compatriotes, en
assurant avéc raison que rien n’est plus propre a
tromper le cultivateur, et qu’au heu de perfec-
tionner la culture, cela y nuit beaucoup au con-
traire; car les personnes qui ont été induites ainst en erreur, ou se dégoûtent entièrement de l’a- griculture, ou bien rejettent sans examen tout ce qui a l’apparence de la nouveauté(1).
Dans le choix des faits instructifs de pratique; quenous nous sommes efforcés d’accumuler, parce qu’en agriculture c'est par des faits qu'il faut éta- blir ce qu’on avance, parce que ce sont bien moins les règles que les faits positifs qui nous manquent, et parce que les derniers servent puissamment à consolider les premières; nous nous sommes essentiellement attachés à faire connaître les meilleurs procédés d’assolement usi- tés sur divers points de la France, et à indiquer les situations où.les cultures dont’ nous recom- mandons l’adoption nous ont paru susceptibles de prospérer, d’après les probabilités tirées de
leur nature et de l'expérience, nous écartant en-
Ga) Voyez Adam Dickson, De l’agriculture des Ro-
nains, chap. 6, v. L ; p- 0;


