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dont la France doit s’énorgueillir, et qui, sem- blables à deux météores bienfaisans, vinrent éclairer leur pays au milieu des épaisses ténèbres qui. le couvraient encore et des guerres civiles qui le désolaient alors, nous nous trouvons forcés de traverser plus d’un siècle, avant de rencon- trer quelque ouvrage qui soit intéressant pour notre objet; car nous ne parlerons pas des poëmes latins de Rapin et de Vaniére, ni de leurs traductions, commentaires et additions; qui ne présentent rien d’utile sous ce rapport.
Oui, nous devons le dire, 1l nous faut franchir en entier le siècle de Louis XIV: puisque, comme l’observe avec sa sagacité ordinaire M. le comte François de Neufchâteau,« Ce siècle si fertile en grands monumens et en chefs-d’œuvre de tout genre, loin d’avoir l'avantage qu’eut le siècle d'Auguste de voir naître les Géorgiques, s’est fait remarquer, au contraire, par son indiffé- rence au sujet de l’agriculture. Dans la liste nom- breuse de ses hommes célèbres on trouve des S0- phocle, des Cicéron et des Æorace, on n’y voit point de Columelle; car on ne peut considérer comme un corps de doctrine agraire les écrits de la Quintinye, qui n’a traité que des jardins, ni lé dictionnaire compilé par Chomel, quoique d’ailleurs fort estimable.»


