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peu de faveur, grâce à Sully, qui la reconnais-" sait comme une source de la prospérité publique, comme l'ont fait depuis nos hommes d'état, Ber- tin, Turgot, Malesherbes; un autre génie plus extraordinaire encore peut-être;, parce que son esprit, privé des bienfaits de l'éducation, devait à la nature seule toute son énergie et sa justesse; publiait aussi une vérité bien importante pour la science des assolemens.
Cet humble potier de terre, ce simple paysan de l’Agénois, qui, ne sachant, comme il le dit lui-même, ni le grec ni le latin, et n'ayant d'autre livre que le ciel et la terre, ouvrit cepen- dant à Paris les premiers cours de physique, y créa le premier cabinet d'histoire naturelle, y substitua, le premier, les observations et les ex; périences au fatras souventinintelligible de la sco- lastique 3 arracha la chimie aux alchimistes, ainsi qu'à tous les autres charlatans, partisans du grand œuvre; visita la France et l'Allemagne en observateur éclairé; épia sans cesse la nature; déclara par-tout une guerre implacable aux abus et aux préjugés, malgré tous les obstacles que lui présentaient la fatigue, la dépense, la mi- sére, et par-dessus tout une épouse contrariante: Bernard Palissy enfin avait aussi des notions très- justes sur l’objet dont nous nous occupons.
Cet homme surprenant,‘à la pénétration du-


