(22) duisans de Maisons rustiques, tant de fois repro- duites à la crédulité des habitans des campagnes, depuis Charles Étienne> Qui avait d’abord pu- blié son ouvrage sous le titre de Prædium rusti- cum, et que Jean Liébaut et Liger ont cherché à rajeunir bien des fois avant M. Bastien.
Quoique le plus ancien de nos agronomes ne paraisse pas s’éloigner toujours assez de la pra- tique de l’improductive jachère, voulant proba- blement ainsi sacrifier aux préjugés de son siècle, il nous a laissé cependant, dans son grand ou- vrage, des preuves irréfragables de ses connais- sances sur plusieurs points importans de l’article des assolemens.
TLantôt il y déclare expressément que la terre se délecte en la mutation des semences; tantôtil y avoue que toutes sortes de blé travaillent la terre, à cause de leur nourriture qu’ils en tirent, mais beaucoup plus ou moins les uns que les autres, pour leurs divers naturels> Y EN ayant mème de si malings, qu’ils en attirent la graisse pour plu- sieurs années; comme, au contraire, de si débon- naires, qu’ils l’engraissent sans autre moyen. Ceux- l@, continue-t-il, sont Les orges, millets et pois chiches, et ceux-ci Les fèves, pois communs, lu- pins, etc. Plus loin, nous le voyons reconnaître
et proclamer la propriété améliorante de la cul-


