(26.) donne une idèe de l’agriculture des anciens Maures en Espagne, qui s’honore d’avoir donné le jour à Columelle, n’y ajoute pas davantage.
Ce qui nous prouve que chez nous 1l n'existait encore, au neuvième siècle, aucune pratique ou système raisonné sur la rotation des cultures, c’est que nous voyons dans le célèbre capitu- laire de Charlemagne, De villis et curtis imperato- ris, l’assolement triennal prescrit de la manière la plus positive aux administrateurs des domaines ruraux de l’empereur.
Plus tard, Pierre de Crescenz, Augustin Gallo et Jean-Baptiste Porta, chez les Italiens; Zsi- dore de Séville et Gabriel Alphonse de Herrera, chez les Espagnols; Conrad Heresbach et Joa- chim Camerarius, chez les Allemands; Fitz-Her- bert et Hugues Platt, chez les Anglais; et chez nous les médecins Charles Étienne et Jean Lié- baut, enire les mains desquels notre débile agri- culture se trouvait alors, se sont presque tous ac- cordés, ainsi que plusieurs modernes qui ne s’en sont point vantés, à copier servilement les an- ciens; et ils n’ont pas déplacé d'une manière bien sensible les antiques limites des COnNaAIS- sances agricoles.
Mais nous approchons de cette époque heureuse
eù, après un laps de plus de neuf siècles, Ptahe


