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commençant À sortir des épaisses ténébres qui avaient obscurci le plus beau sol et le plus beau climat qui existent peut-être sur la terre, vint pour la seconde fois nous éclairer du flambeau del’expé- rience et de la raison. En 1967, parut pour la premièré fois à Venise le Ricordo dAgricoltura,, ouvrage-trop peu connu et trop peu vanté, sans doute, de Camille’ Tarello, qu'un cultivateur anglais de bonne foi, Mills, appelait, en 1767, le.premier homme de mérite qui eût écrit sur l’art rural. après la renaissance des lettres,‘si l’on en excepte toutefois Pierre de Crescenz, Savant d’une haute extraction, qui avait gouverné long- tomps la république de Bologne, mais dont l’ou- vrage reproduisait en grande partie les anciens géoponiques grecs et latins.
Alors régnait en Italie, comme dans le reste de l’Europe, où il s’était répandu et sur une grande partie de laquelle il pèse éncore fortement au jourd’hui, le trop fameux assolement triennal, qui consacre l’année de jachère après deux récol- tes consécutives de céréales, et qu'on désigne maintenant, dans la patrie des agronomes latins, sous la dénomination de sistema barbiano, parce que les chefs de la famille Zarbiani l'avaient in- troduit dans les états romains, vers le treizième ou le quatorzième siècle» avec l’usage des baux
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