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luzerne(1); là, il met hors de doute la qualité épuisante du millet et du panis(2). Plus loin, il nous trace un assolement à long térme, dans le- quel il intercale judicieusement le froment avec la rave ou le navet, avec la vesce et une prairie artificielle à bases de graminées(5).
En nous reportant à l’époque où cet assolement était recommandé, c’est-à-dire lorsque le trèfle, dont l'introduction dans la culture a produit une révolution si heureuse sur les champs qui Pont adoptée, n’était pas encore sorti des prairies où la nature le fait croître spontanément lorsqu'elle seule en prépare tout l’ornement, nous reconnai- tronsque cette excellente rotation ajoute beaucoup au mérite de Columelle. Mais ce qui doitnous don- ner la plus haute idée de la justesse de ses opinions sur la prétendue lassitude de la terre, dont nous entendons encore aujourd’hui parler si souvent, et sur l’inutilité du'repos et du rajeunissement,
ne fe au qui ne sont pas plus réels, c’est le passage très-
(1) Agrum stercoraf.medica. Lib. 1, cap. 11. (2) Neque enim dubium quin infestetur ager milio ef panico. I. Ibid.
(3) Rapis vel napo agrum conseremus,; in sequente deindè anno frumento, tertio, viciam permistam semini-
Bus.fœænéi seremus. Lib. IT, cap. 18.
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