à—- ee
(5) pin, etaprès avoir indiqué l’eftet nuisible exercé sur le sol par le lin, l’avoine et le pavot. Ecoutons à ce sujet son élégant traducteur:
On sème un pur froment dans le même terrain Qui n’a produit d'abord que le frêle lupin,
Ou la vesce légère, ou ces moissons bruyantes De pois retentissans dans leurs cosses tremblantes. Pour l’avoine et Le lin, et les pavots brülans,
De leurs sucs nourriciers ils épuisent les champs; La terre toutefois, malgré leurs influences, Pourra par intervalle admettre ces semences; Pourvu qu’un sol usé, qu'un terrain sans vigueur» Par de riches engrais raniment leur langueur:
La terre ainsi repose en changeant de richesses. Device(1). A D’après un exposé aussi clair et aussi positif du grand principe des assolemens, il n’est pas pro- bable que J’irgile ait pu recommander la jachère, comme la plupart de ses traducteurs ou commen- tateurs l'ont supposé; il a voulu seulement parler, selon nous, dans les vers qui précèdent et qui
suiventimmédiatement ce passage, ainsique dans
(1) bi flava Ceres mutato sidere farra, Unde pris Lælum siliqué quassante legumen; Aut tenues fœtus viciæ, tristisque lupini, Sustuleris fragiles calamos; sylvamque sonantem+ Urit enim lini campum seges, urit aven®, Urunt leihæo perfusa papavera somno.
Sic quoque mutatis requiescunt Jœtibus arva.
Gzorc. Lib. I.


