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Nous pourrions accumuler ici un grand nombre de citations, pour prouver que l’agriculture de ces anciens maîtres du monde, qui l’honorèrent pen- dant plusieurs siècles, et qui, du Capitole où ils étaient montés triomphans, retournaient modes- tement dans leurs terres, énorgueillies, suivant Pline, d’être cultivées par leurs mains victorieuses; était plus raisonnée qu’on n€ nous paraît le sup- poser généralement; mais il suffira sans doute, pour notre objet, de rappeler quelques passages bien remarquables de leurs principaux auteurs;, afin de donner une idée satisfaisante de l’étendue et de la justesse de leurs connaissances relative- ment aux assolemens.
Virgile, qui, par le choix et l'utilité de la plu- part des préceptes de culture qu’il a sisavamment et si élégamment exposés, à limitation d’Æésiode, dans l’immortel ouvrage classique des Géorgiques, a prouvé, d’après la pratique qu’il avait acquise dans sa Jeunesse, sur le territoire de Mantoue qui l'avait vu naître, qu’il était aussi profond agro- nome que poëte fécond; Virgile recounaît, de la manière la plus expresse, que le véritable repos de la terre consiste dans la variété des productions; et il fait cet aveu remarquable après avoir pro- clamé l'avantage de l’alternat de la culture du
froment avec celle de la vesce, du pois et du lu-
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