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étrangères et accidentelles, ne sont point venues s'opposer impérieusement à leur admission.
Nous voyons, en effet, sans avoir besoin d’é- tendre nos recherches au-delà> que cette impor- tante étude avait occupé les agronomes romains les plus instruits, à l’époque où l'agriculture fut portée chez eux, au plus haut degré de perfection auquel elle était susceptible de parvenir alors, avec le très-petit nombre de connaissances posi- tives acquises sur la physiologie végétale, et avec lé nombre également très-circonscrit des plantes introduites dans la grande culture. Nous voyons aussi que leurs auteurs les plus versés en éco- nomie rurale, à qui les ouvrages d’AÆésiode, de Xénophon, de T. héophraste et de Magon n’étaient pas inconnus, possédaient quelques notions assez exactes, qu'ils nous ont transmises, sur les prin- cipes qui doivent présider à l'adoption des meil- leurs assolemens, c’est-à-dire de ceux qui sont les plus propres à maintenir la terre dans l’état in- dispensable pour en obtenir, sans la souller, ni l’épuiser, une succession indéfinie de nouveaux produits avantageux. Nous voyons encore que plu- sieurs de ces notions étaient heureusement répan- dués dans la classe instruite des propriétaires ru raux, et qu'ils ÿy avaient reçours pour l’adminis- tration de leurs propriétés.


