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commander comme la rotation uniyerselle; mais là où le climat, le sol, et les circons- tances le comportent, il est, je crois, un des plus productifs de denrées, d'argent et d’en- grais que l’on puisse adopter. La quantité du produit brut est extrêmement considérable, eË c’est là principalement ce qui intéresse la com: munauté. Deux récoltes de pommes de terre, cinq récoltes de froment ou d'orge, trois cou: pes de trèfle, seize coupes de luxerne, deux demi coupes de trèfle et luzerne, et deux ré- coltes dérobées, forment une masse énorme de denrées qui sortent de la terre dans les douze ans(1). Le compte détaillé que j'ai donné prouve que la somme des dépenses ne s'élève pas au tiers du produit brut. Le bénéfice pécu- niaire pour l'agriculteur est déjà très-grand tel queje le présente: avec un peu d'industrie, il peut l’augmenter encore. S'il choisit son bétail avec soin, s’il fait manger ses fourrages à des trou« peaux de la race d'Espagne: si, au lieu de
faire consommer ses pommes de terre. à des animaux
(1) J'aurois pû faire remarquer que l'emploi de la lu gerne en vert, pour les chevaux, rend l’avoine inutile penr dant les six mois des plus forts travaux. Dans une bonne partie des départemens de la France. on consacre un tiers
des terres arables, à l'avoine, pour nourrir des chevaux
qui labourent pour faire croître de l’avoine. Un bon as-
solement-réduit Le nombre des chevaux, et augmente cer
qui des homméss


