(458) AGRICULTURE.
rapports avec celles qui les ont préparées et qui leur succéderont. Vanter, par exemple, les ressources des pommes de terre, sans expli4 quer qu'elle épuise le térrain, si les bestiaux ne les consomment pas sur le fonds qui les a produites,c’est induire en erreur des gens qui né manqueront pas d'en dire du mal,et d'en aban- donner ou d’en restréindré la culture, lorsqu'ils auront:vu que les blés qui leur succèdent sont chétifs, et de peu de rapport. Vanter le trèflé comme le grand améliorateur des terres, sans indiquer toutes les précautions qu'il faut prent dre pour assurer sa pleine réussite, c’est pré parer des mécomptes aa cultivateur qui le sé= ancra sur des terres sales ou maïgrès, et qui aura de mauvais blé après un trèfle misérable. Vanter la luzerne ou le sainfoin, sans indiquer la marche économique qui peut faire tirer de ces deux plantes le plus grand parti, en les faisant précéder et suivre de‘productions bien combinées, c’est laïsser ignorer à ceux qui cul- tiveront ces fourrages, une grande partie des avantages qu'ils réunissent. Enfin, chaque pro: duction ayant une valeur indirecte, médiäté, où rclative,plus importante encore au propriétaire, au fermier et à la communauté que la valeur im- médiate de cette même production, il faut appré- cier les deux genres de mérite pour asseoir des cal: culs avantageux.C’est vers la combinaison laplus profitable de la succession des récoltes que doit


