(54 AGRICULTURE. dire à labourer profondément, à détruire com= plétement les qauvaises herbes, à butter les plantes très- haut; exposant ainsi beaucoup de«surface aux influences atmosphériques, et transportant aux champs la cültüre des jar dins, au très- grand bénéfice du propriétaire. Si l’on considère de quel avantage: il es£ pour l’indigent de s'assurer ainsi pär son tra- vail une nourriture d'hiver sainé et abon— dante, pour Ini et sa famille, on admire une culture qui a ce résultat heureux, en même temps que celui d'encourager merveilleusement les habitudes laboricuses, c’est-à-dire, lés ha- bitudes morales, dans la classe des non-pro- priétaires(r): J'observe autour de moi ces salu taires effets, avec‘une satisfaction qui ne sau- roit être comprise que pat ceux qui ont été souvent déçus dans leùr desir de faire du bien à ceux qui les entourent. Donner de l'argent ou des subsistances aux indigens, c’est quelquefois leur tendre un piège, c’est en dormir leur activité, e’est avilir feur earac- tère, Matrer leur imprévoyance, et les ac— coutumér à une ressource qui ne saurait s9 ténouveler indéfiniment. Leur fournir du tras vail à là journée,‘ou à tâche, est sans doute un grand service à leur rendre; mais il faut
(x) Le pauvre désœuvré est presque nécessairement vicieux. Donnez lui un stimu'ant au travail dans un intérêt de propriété il devient l'allié de tous les amis de l'ordre,


