CoNSOMM. DE LA LUZERNE EN VERT, cte.(453) terre à moitié fruits. Celui qui fait faire des travaux à la journée a sans cesse à combattre l’inertie des ouvriers. La résistance sourde qu’oppose la paresse, fatigue, à la longue, la surveillance; et il en résulte des non-valeurs n des pertes de temps, qui, au bout de l’année, font un déficit considérable dans les recettes. Si l’on fait travailler à tâche, l’entrepreneur tend sans cesse à échapper au contrôle qu’on établit sur lui pour le forcer à bien exécuter ce qu’il a entrepris. Dans l’un et dans l’autre cas s les intérêts du maître et du salarié sont diver= gens,et c’est un sentiment habituellement péniblé pour le premier, lorsqu'il surveille les travaux dé sa ferme. Dans la c ulture à moitié fruits les in- térêts du propriétaire et de l'entrepreneur coins cident toujours. Celui-ci travaille avec.un sen- timent de propriété et d'espérance qui double ses forces et son activité. Il emploie tous ses momens; il se fait aider de ses enfans; il pro+ fite des heures qui sans cela seroient perdues, des jours d'hiver, des temps de chommage; où il prendroit des habitudes de paresse et d’ivron gnerie, s’il n’avoit pas ce stimulant au-travail,|
Comme aucune récolte, p us que la pomme de terre, ne paie le:travail dans la proportion exacte de ce qu’on lui en donne, les entrepre= neurs à moitié fruits-sont encouragés par leur propre intérêt, à cultiver très-bien, c’est:
Agriculture, Vol. 15. N°. 12. Déc. 18104 Nn


