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dou: ans, ce n’est que vingt-quatre voitures employées. Il paroît donc que pon-seulement on peut se passer de prés naturels, mais qu'il yaun excédant de fourrages et de pailles, ou bien que l’on peut vendre les pommes de terre sans affoiblir les autres productions, ou enfin qu'il conviendroit de modifier l’assolement pour une partie de la ferme, que l’on destineroit à porter des récoltes très- épuisantes ct d'un grand produit, mais qui demandent beaucoup d'engrais, telles que le colza pour graine, le chanvre, le lin, le tabac, le maïs, etc.
On sait qu’au-delà d’un certain point de fer: tilité, la terre n’est plus propre à la production des céréales. J’épreuve déjà que le versement des récoltes m’enlève tous les ans une partie des produits, et je serai obligé de réduire la quantité de fumier, ou d’éloigner les fumu- res, ou de modifier mon assolement. C'est un embarras de richesse que l’on peut aisément faire tourner à profit.
Ce que le calcul et la théorie indiquent, l'expérience me le prouve. Lorsque j'ai acheté Lancy, la production des fourrages n’avoit pas dépassé, depuis dix ans, la quantité de soixante-dix voitures de vingt-cinq quintaux, “et la moyenne n’atteignoit pas soixante, dont la moitié environ étoit des foins de prés natu- rels,et l’autre moitié des trèfles.Cette quantité est allée en augmentant d'année en année. En


