ConxsOMM.DE LA LUZERNE EN VERT, ete.(431)
Lorsque je veux faire succéder de l’osge, je renvoie l’arrachement des racines au mois d’oc- tobre; mais lorsque c’est du froment qui doit suivre, je fais arracher dès la fin d’août. Dans le premier cas, je donne un ouvrier pour cha- que homme fourni par l'entrepreneur: dans le second cas, j'en donne deux, parce qu’alors je fais labourer toute la surface du champ, avec le hoyau à deux pointes, en même temps que l'arrachement s'exécute; afin que la terre soit prête à semer. Si l’on n’est pas contrarié par les pluies, la terre se prépare fort bien pour la semaille, que je fais au semoir. On a soin de commencer l’arrachement par un des côtés du champ. À mesure qu’il se fait, on débar- rasse les tiges des pommes de terre, sème quelquefois le blé dans une partie de
et on
la pièce, tandis qu'on arrache les pommes de terre dans le reste du champ. Après le prélé- vement des semences, le partage se fait immé- diatement.
J'ai ordinairement une portion de mes champs que je destine également aux pom- mes de terre et que je cultive moi-même, en faisant défoncer à la bèche pendant lhi- ver, et en nettoyant et buttant la récolte avec la houe-à cheval. Cette portion, qui donne encore plus de profit net, exige des avances considérables; et je me trouve biea


