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petits propriétaires de mon voisinage à culti- ver les pommes de terre à moitié fruits, sûr mon terrain. Lorsque je commençai, il y a dix ans, j'ai eu besoin de leur proposer quel- ques encouragemens pour les décider à ce marché, dans lequel je donne la terre non fumée, javance les semences, je les prélève avant le partage, et j'exige du cultivateur un bon labour à la bèche, de treize pouces au moins, une plantation convenablement espa- cée, un sarclage eomplet à la houe à deux poin- tes, et un butage élevé. Tous ces ouvrages se font très-bien. Un prix de vingt-quatre francs que j'avois établi dans le début, a donné une émulation salutaire. Je leur ai conservé ce mo- bite d'activité, quoique leur propre intérêt les ait si bien éclairés sur l'avantage de cultiver avec soin, que ce petit moyen nc soit plus nécessaire.
J'ai eo celte année trente-cinq individus oc- cupés de cette culture sur mon terrain, et la distribution des pièces destinées à porter des pommes de terre l'année prochaine, a été faite dès le 15 octobre. Quoique j'aie réduit l’espace de chacun à une pose seulement, j'ai été forcé de refuser du terrain à un grand nom- bre de journaliers qui n'avoient pas, comme ceux que j'ai préférés, le mérite d’avoir très= bica cultivé dans les années précédentes.


