(432) AGRICULTURE. d’cunployer les deux méthodes. Le rapport des pommes de terre, dans l’une et l’autre de ces méthodes n’est assurément pas si considérable que si elles étoient fumées. Le produit ivarie de dix à vingt pour un, selon la fertilité du terrain et la température de l’année. Quoique Ja terre soit très-nette, la production du blé seroit peu considérable, si on ne le fumoit point. La pomme de terre est épuisante, et si l’on veut avoir de beau froment après, il faut, ou fumer pour ces racines, ou fumer immédiatement après l’arrachement, ou enfin répandre l’engrais pendant l'hiver sur le blé en végétation. C’est la dernière méthode que je préfère, et voici mes raisons.
Si je fumoisles pommes de terre,j'abandonne- rois aux entrepreneurs une portion trop considé- rable de profit.Cetteconsidération n’est pas appli- cable à la portion des terrains que je fais cultiver moi-même; mais si le fumier augmente beau- eoup le produit des pommes de terre, celles-ci absorbent une bonne partie de son influence, et quoique le froment puisse être aussi beau que sil étoit fumé par dessus, à coup sûr, le trèfle qui succède ne s'en trouve pas si bien. Or ceux qui ont étudié les assolemens savent que la réussite du trèfle étant d'une souveraine importance au succès complet de la rotation,
on ne sauroit préparer ce succès ayec trop de


