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Rapport sur l'Institution Royale Agronomique de Grignon : lu à la Société d'Agriculture et des Arts de Seine-et-Oise, dans la Séance publique du 23 juillet 1826 / par Polonceau
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4 INSTITUTION AGRONOMIQUE

devraient être les premiers à reconnaître lutilité de la science dans la pratique de tous les arts, sélèvent contre les études théoriques pour lagriculture, et quau con- traire un grand nombre de simples cultivateurs rnani- festent le plus vif désir de voir organiser cette instruc- tion.

Cette opposition vient sans doute de ce que les pre- miers ne sétant jamais livrés eux-mêmes à des applica- tions, nont point été à portée de reconnaître ce quelles exigent pour être bien faites; tandis que les seconds, éprouvant chaque jour combien de changemens sont com- mandés par les différences des lieux, des climats et des températures, sentent vivement la nécessité de lPins- traction théorique. En effet, elle seule peut diriger- rement les modifications à faire aux méthodes usuelles.

Comment, sans géométrie et sans mécanique, diviser exactement des terres, régler des pentes, combiner les transports de la manière la plus avantageuse, juger les défauts et les perfectionnemens des instrumens aratoires?

Comment, sans chimie, diriger les opérations dans lesquelles la fermentation joue un rôle important, telles que la formation des engrais, les distillations, et, en général, les fabrications immédiates des produits agri- coles?

Pour améliorer les constructions rurales et les che- mins, rechercher, élever, diriger des eaux, ou se déli- vrer de celles qui nuisent, il faut une partie de lins- truction spéciale de larchitecte et de l'ingénieur.

Des connaissances positives, en histoire naturelle, sont nécessaires à celui qui veut s'occuper avée succès de lamélioration des races.