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DE GRIGNON. 5
La physiologie végétale est indispensable pour éclairer la plupart des cultures, surtout celle des arbres.
Enfin, pour bien gouverner un domaine, il faut con- naître la comptabilité, la tenue des livres et la législa- tion rurale.
Il n’est cependant pas nécessaire qu’un bon agronome possède les théories complettes des sciences et des arts, dont la culture emprunte les secours; il suffit qu’il ac- quière, dans chaque science et dans chaque art, les con- naissances spéciales susceptibles d’applications directes à ses travaux et au meilleur emploi de ses produits.
Pour créer et répandre cette instruction, et pour en prouver l'utilité par l’expérience, il faut une institution dans laquelle on puisse recevoir à la fois les lecons de la théorie et celles de l’application sur le terrain.
La plupart des arts ont des écoles spéciales, et l’agri- culture, le premier, le plus utile de tous, ren possède pas encore dans la France, qui est un pays essentiellement agricole.
Presque tous les états qui nous environnent possèdent des institutions agronomiques; il suffit de citer les noms de Thaër et de Fellemberg pour rappeler les premiers établissemens de ce genre, créés par ces deux excellens agronomes dans la Prusse et dans la Suisse: il en existe encore de semblables en Saxe, dansle Wurtemberg, dans les Pays-Bas, et même en Russie, et l'expérience à par- tout constaté leurs avantages.
Dans la position actuelle de l'Europe, un état ne peut guère rester étranger aux progrès que les arts font chez ses voisins, sans de graves inconvéniens; cependant on ne peut citer encore en France que la ferme-modèle de


