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Mas une pareille mesure n’aurait-elle pas,
d’un autre côté, de grands inconvéniens? Ne nuirait-elle pas à la prospérité de nos fabriques, et cette prospérité n'est-elle pas la vie de la pro- duction? Pourrait-on trouver dans des primes d’exportations, quelques considérables qu'elles fussent, des compensations suffisantes aux avan- tages dont le bas prix de la matière première ferait jouir les manufactures étrangères; et si ces primes, qui d’ailleurs se trouveraient à la charge entière du trésor, ne suflisaient pas, quels dangers ne ferions-nous pas courir à nos fabriques? Car leurs relations de commerce, une fois rompues, ne se rétabliraient pas aisé- ment. Cette vieille réputation qu’elles conti- nuent à soutenir avec tant d'éclat, leur devien- drait inutile, et les Anglais, les Belges, les Saxons et les Prussiens auraient bientôt mis à profit ces nouvelles circonstances. Bien plus, nous verrions peut-être des fabriques s’élever et prospérer dans des pays qui sont, jusqu’à ce jour, restés tributaires de notre industrie.
Mais il ne suffit pas de jeter les yeux sur notre situation actuelle et sur celle des autres contrées, ce nest pas assez de constater la réalité du mal, il faudrait en trouver le re- mede.


