(: 266%: nous ne pouvons pas lutter, pour la production des laines fines, avec d’autres contrées de l'Eu- ropeetduNouveau-Monde,où ces laines se créeni avec une économie qui détruit pour nous toute concurrence(1).
Pour bien juger l’influence des laines fines étrangères sur le cours de nos laines fines fran- caises, il ne faut pas même s’arrèter aux états d'importation des dernières années, dont nous avons mis le résultat sous les yeux de nos lec- teurs. Il est évident en effet qu’une bien plus grande masse de ces laines eùt été introduite en dernier lieu, malgré les nouveaux droits qui les avaient atteintes, si les produits français n’a- vaient pas éprouvé une si énorme baisse. C’est l’afluence de ces laines fines étrangeres sur les principaux marchés européens, plus que leur importation actuelle, qui a déprécié les nôtres; et nous pensons qu'a moins d'élever les droits d'entrée jusqu'à un taux qui équivaudrait à une prohibition, nous ne parviendrons pas à échap-
per aux effets de leur concurrence.
(1) Cette économie, dans quelques pays, est de moitiéet même des trois quarts des frais auxquels notre produc- tion est assujettie. M. Pictet de Lancy la porte jusqu’à
huit neuvièmes pour ses établissemens d’Odessa.
RE a on LE rite, TE?;_ PRÉ ARR 4 rs af


