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( 204) Il resulte de ce que nous venons d'exposer,
que notre production de laines fines ne suffit
pas à notre propre consommation, et que nous avons en outre, dans nos exportations, l’em- ploi d’une quantité égale au tiers de cette pro- duction; et cependant ces laines ont été frap- pées d’une telle dépréciation, que nos produc- teurs se sont vus forcés de garder leurs récoltes en magasin, où de les vendre à des prix avilis: de là ce découragement qui s’est empare de la plupart d’entre eux, et dont les effets peuvent ètre si funestes à notre agriculture et à nos fa- briques.
D'où peut provenir un tel étatde choses? Nous lui trouverons deux causes principales: la pre- miére, c’est que la France ne produit qu’en si pelites quantités les laines superfines, destinées à la confection des plus beaux draps, que leur extraction de l’étranger est d’une nécessité ab- solue, si l’on ne veut pas voir tomber la haute réputation de nos manufactures du premier ordre, et par contre— coup celle, en général, de la fabrication française. La deuxième, que
la totalité des importations et exportations de l’exercice entier égalera à-peu-près les moyennes des trois années
précédentes.
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