Teil eines Werkes 
2 (1821) Collection de machines d'instrumens, ustensiles, constructions, appareils, ets. employés dans l'économie rurale, domestique et industrielle. 2
Entstehung
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remplissait parfaitement le but qu'on se propo- sait, On voit ce genre de faucille sur les dessins qui ornent les anciens manuscits d'Hésiode. File est analogue à celle que nous avons donnée à l'article des faulx. PL. 11,79. 2,t. 1. L'utilité qu'on pouvait retirer de la paille s étant fait sentir, on coupa les tiges de blé vers le milieu de leur hauteur, et l'on réserva la partie supérieure avec les épis adhérens. Le besoin de fourrage ou de litière devenu plus pressant, on faucha le reste des pailles quon avait dabord abandonné dans les champs. Ces divers procédés sont consignés dans le traité de Varron sur l'agriculture. L., c. 50. Metitur ut stra- mehtum medium subsecent, quod manu sinistra Summum prehendunt:inframanum stramentum, quod terræ hœæret, postea subsecant. Contra, quod Cum spica stramentnm hæret, corbibus in aream defertur. Bientôt on trouva plus expéditif de ne faire qu'une seule coupe au lieu de deux. Mais avant de connaître lart de battre les- coltes, on avait imaginé de séparer les épis, et d'en extraire le grain. Après avoir couché des tas de paille sur la terre, on coupa sur place les épis dont ils étaient chargés, ainsi que cela se pratiquait encore en Umbrie du temps de Var- ron. Ur eos fecerunt multos({ Manipulos), ite- rum persensent, ac de singulis secant inter spi- cas et stramentum: Spicas conjictunt in corbem atque in aream emittunt. Les épis étaient portés sur une aire, ils étaient battus avec des bâtons. La coupe des épis devenantlongue et fastidieuse, onimagina deles détacher aumoyen d'un peigne, opération qui est représentée sur les peintures des souterrains de la ville d'Elethgia. Ce peigne (Ji8.48.) est formé par des dents taillées à lextré- mité dune planche, posée dans une situation in- clinée. Elle est retenue par le pied de louvrier qui engage la paille dans les dents du peigne et qui en détache les épis en tirant fortement à lui. Cette manière de procéder aura fait imaginer deux autres méthodes analogues que nous trou- vons consignées dans les auteurs anciens. Colu- melle s'exprime ainsi à ce sujet, L. 2.e. 20. n.0 3. Sunt autem metendi genera complura. Multi fal- cibus veruculatis, atque ii vel rostratis vel den- aiculatis medium culmen secant. Multi mersis, ali pectinibus spicam ipsam legunt, idque in rara segete facillimum, in densä difficillimum est. Quod si falcibus seges cum parte culmi demersa sit, protinus in acervum, vel in nubilarium con- geriur, et subindè opportunis solibus torrefacta proteritur. Sin autem spicæ tantummodo recisæ

sunt, possun in horreum conferri, et deindè per:

hiernem, vel baculis excuti vel exteri pecudibus. L'auteur indique dans ce passage trois ma-

Tom. TT:

nières de faire la récolte des grains, avec des faucilles ou des faux, qui étaient avec ou sans supports, et qui tantôt étaient terminées en bec arrondi, ettantôt avaient des dents en forme de scie. Dans la seconde manière on faisait usage des m#ergæ. Dans la troisième des pectines. Ges deux expressions, surtout la première, ont pré- senté de grandes difficultés aux interprètes et aux commentateurs. En effet les monumens anciens ne nous laissent aucune trace dune maniere de procéder inusitée de nos jours. Jene trouve nulle part une explication bien satisfai- sante du mot merga; je crois cependant pou- voir lui donner sa vraie signification, en le tra- duisant par une pelle armée de dents en forme de peigne. Mais comment un ouvrier pouvait-il enlever les épis avec cet instrument? d'autant plus que Pline, 1. 18. sect. 72. dit qu'on arra- chait les épis entre deux 77ercæ. Stipulæ alibi medicæ falce præciduntur, alibi inter duas mer- gas spica distringitur. On voit aussi, par un pas- sage de Plaute, que les mergæ étaient employées à faire la récolte des blés. Æt mergas datas…. ut. frumentum metat. C'est pour cette raison que Je pense qu'il faut rejeter la version de atque in- ter adoptée par le père Hardouin au lieu de atibi inter, que lon trouve dans quelques manuscrits. Deux ouvriers tenant en main un de ces instru- mens,(voyez figure 49), saisissaient une certaine quantité de paille avec les dents, qu'ils rappro- chaient les unes contre les autres, érter duas mergas, ainsi que s'exprime Pline; ils rame- naient au-dessus dun panier ces épis, qu'ils ar- rachaient de la paille, spica distringitur, et qu'ils faisaient tomber dans le panier en agissant avec les manches dans un sens horizontal. Cette interprétation, qui rend intellisgible le sens des deux passages que nous venons de citer, me pa- raît plus juste que celle lon suppose que les mergæ étaient des fourches dans les dents des- quelles on faisait passer la paille coupée, pour en détacher les épis; il nest pas en effet ques- tion dans les deux passages de cette dernière opération, mais seulement de celle qui constitue proprement la moisson.

On peut aussi observer que le mot merges tire son origine du mot merga, quoique le premier soit employé par Pline dans le même sens que le dernier; celui-ci désigne l'instrument avec le- quel on saisissait une poignée de tiges de blé, et l'autre indique plus particulièrement une gerbe ou la réunion de ces mêmes poignées, sens qui donne l'interprétation de ces deux vers de Vir- gile:

Aut fœtu pecorum, aut cerealis mergite culmi, Proverntuque oneret snlcos, aique horrea vincat.

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