CE rages sains et secs doivent garantir de la pre- mière; et le choix des pères de la seconde.
Les béliers ne sont jamais employés qu’à la troisième année, et les brebis à la seconde; un plus long retard seroit nuisible, l'animal à cette époque étant parfaitement formé.
Le parcage est peu usité; l'expérience a dé- montré que l'on tire un plus grand parti du fumier, lorsqu'on a de la paille à suffisance: dans la montagne, où les bergeries sont rares, et où la paille manque, les troupeaux parquent tout le temps qu'ils y passent. Lorsque la terre est couverte de neige, et même lorsque les pâ- turages ne fournissent plus aux troupeaux, on les nourrit à la bergerie avec le meilleur regain; l'on n’a pas encore essayé d'autre nourriture, vu la bonté des fourrages du Piémont. On se propose de faire un essai de pommes de terre, dont la culture commence à prendre dans la plaine. Chaque agneau ne téte que sa mère; on le sépare à quarante jours, et ils ne sont
sevrés que quelque temps avant d'aller à la.
montagne, lorsqu'ils sont assez forts pour sup- porter la marche de sept à huit jours qu'ils doivent faire.


