( 248) viennent de quitter. Les agneaux de l'année ne sont tondus que l’année suivante, c'est-
à-dire, à 18 mois environ.
La toison dont on les a dépouillés quelque temps avant leur départ, augmente encore les jouissances qu'ils éprouvent sur ces régions élevées. Les béliers lâächés dans le troupeau des brebis portières, opèrent sous d'aussi heu- yeuses influences le grand œuvre de repro- duction.
Aucun système d'accouplement ne sauroit réunir plus d'avantages; la vigueur, la force et la santé ne pouvant être q'e le résultat de la pureté de l'air, de l'excellence des alimens, et du libre usage des facultés des êtres organi- sés. Aussi jamais les troupeaux ne sont plus beaux qu'à la descente des montagnes, malgré le système que lon a de les nourrir abondam- ment dans la plaine. Les accouplemens s’effec- tuent dans l’espace de quarante jours; après ce terme, les béliers sont remis séparément en troupeaux; et au mois de décembre l'on peut compter sur autant de produits à-peu-près, que l’on a de brebis portières, les avortemens étant assez rares. Cette fécondité ne laissera rien à désirer lorsqu'on aura trouvé le moyen de pré- venir deux fléaux destructeurs, la pourriture, et le tournis; les autres maladies jusqu'à ce moment n'ont pas fait de ravages. Les pâtu-


