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Histoire De L'Introduction Des Moutons A Laine Fine D'Espagne, Dans Les Divers États De L'Europe, Et Au Cap De Bonne-Espérance : État actuel de ces animaux, leur nombre, les différentes manières dont on les élève, les avantages qu'en retirent l'Agriculture, les Fabriques et le Commerce ; Avec une Planche / Par C. P. Lasteyrie
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pouces), et très- fine pour sa longueur, Ces animaux d'une grandeur prodigieuse(1), sont habituellement trés-maigres, sur-tout durant la saison on les trait; ils donnent huit à huit et demi kilogrammes,(seize À dix-sept livres) de laine. Les brebis qui ont le pis aussi gros que celui de la chèvre, sont traites deux Fois par jour, et donnent une pinte de lait 4 chaque fois. Elles mettent bas chaque année trois, quatre, et même cinq agneaux.

I y a une grande ressemblance entre les mou tons du T'exel et ceux de Frise. Ils ont les mes formes; les premiers sont un peu moins grands, ét ils portent des laines moins fines et moins longues; ils sont moins hauts sur jambe; ils ont une queue courte, mais grosse et garnie de laine. La brebis donne moins de lait que celle de Frise; on la trait également deux fois par jour. Elle produit annuellement trois ou quatre agneaux: son lait sert à faire des fro- mages d'une excellente qualité.

Les moutons du Texel et ceux de Frise pais- sent habituellement dans des pâturages humides et même couverts par les eaux, sans étre plus sujets aux maladies que les moutons qui vivent

(1) I paroît qu'il y a en Irlande uné race plus grande, et qui donne des laïines plus longues et plus fines que celles de Frise,

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