(11) l'opinion de quelques personnes qui pensent que cette race conserve la beauté de ses laines, lors même qu'elle est soumise à un traitement vicieux, ou qu'elle est abandonnée à l'incurie et à l'ignorance. On a allégué un ou deux faits à l'appui de l’assertion que je combas ici; mais ces faits, fussent-ils bien constatés, ne sau- roient avoir assez de force pour en renverser
un grand nombre d'autres, reconnus par les rs
agriculteurs de divers pays. Je pourrois, si étoit nécessaire, citer ici mon Yraité sur les
bétes à laine de race espagnole, dans lequel
je rapporte plusieurs faits, qui prouvent que les Mérinos dégénèrent méme en Espagne, lors- qu'on néglige de leur donner les soins néces- saires. J'ai trouvé en Espagne des résultats sem- biables à ceux dont j'ai été témoin en Suède. J'ai vu, dans ces deux royaumes, des animaux de même race, habitant le même lieu, dont les uns conservoient la finesse de leurs toisons, tandis que les autres produisoient des laines d'une qualité très-inférieure. Cette différence prouve que la nature, dans presque toutes les circonstances, ne se plie à nos besoins que lorsque nous savons la consulter dans ses‘opé- rations, la suivre dans sa marche, et la seconder avec intelligence.
Le désir de voir propager rapidemunt en France une race précieuse d'animaux., peut


