(127 entraîner trop loin les amis dn bien public; mais ils doivent se souvenir qu'en voulant Top prouver, souvent on ne prouve rien, et qu'il est toujours dangereux de présenter des théories dont l'application Peut nuire aux pro- grès de l’art.
Le mélange indistinct des Mérinos ou des Métis avecles moutons indigènes, a aussi beau-
Coup contribué à la dégénération des belles races qu'on avoit obtenues en Suède ,€t qu'il eût été facile de conserver avec des soins.
Une autre cause qui a apporté de grands obs- tacles à la multiplication des Mérinos» C'est l'insuffisance des fourrages. L'entretien des bestiaux et sur-tout des moutons, est beaucoup plus dispendieux en Suède que dans les pays méridionaux; la rigueur du climat obligeant de tenir les moutons à l'étable pendant six ou sept mois de l’année, ils ne peuvent jouir des pä- turages que pendant cinq ou six mois. Le culti- vateur doit donc avoir du fourrage en abondance pour nourrir ses troupeaux durant un si long hiver. Cette nécessité rend leur entretien plus cher et moins facile.
L'éducation des Mérinos offre cependant de plus grands bénéfices que celle des autres es pèces; mais comme on ne peut dans quelques endroits se procurer du fourrage d'une assez
bonne qualité, ou en quantité suffisante, et que


