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sur tous les pâturages où l’on peut les nourrir, avec abondance; 2°. la prééminence des bêtes à laine communes par-tout où l’on n’entretient pas en embonpoint des brebis de soixante livres, poids de la petite race de mérinos, ou de quatre-vingts livres, poids de la grande race de Rambouillet; 30. il est aussi borné par la facilité de se procurer des fourrages supplémentaires, pour l'hiver et l'été, à des prix relatifs à la valeur de la laine et des agneaux, ou par la facilité de les faire trans- humer dans des pâturages abondans, en été; 4°. par l’état agricole du pays, qui paie plus ou moins bien les engrais animaux; 5°. par la situa- tion du pays, qui expose plus ou moins le bétail à la cachexie. Au- dedans des limites que nous venons de tracer, le mérinos paie sa rente avec plus d'avantage que les bêtes du pays, et offre un moyen sûr d'augmenter le produit que l’on tire d’un iroupeau: en dehors de ces limites, il n’est qu’an sujet de perte, de mécompie et de chagrin” pour le propriétaire qui veut aller directement contre les lois de la nécessité.
Ainsi, quoique les positions naturelles des mé- rinos soient dès à présent bien définies, il est aisé de prévoir que les progrès de l’agriculture peuvent les multiplier et les étendre beaucoup; et que ne
doit-on pas attendre du mouvement général des


