( 118) esprits vers les choses utiles, et de sentimens pa-
triotiques pareils à ceux qui ont dicté le sujet de
ce concours?
Au moment de finir, un de mes amis à qui je lis ce que je viens de faire, m’assure que je me suis mépris complétement sur le but de la Société; que l’on désire une apologie des mérinos propre à en encourager la multiplication, etnon pasun exa- men sévère où quelquefois j’ai mêlé des vérilés dures à de justeséloges; maisle caractère honorable du fondateur du prix et celui de mes juges me ras- surent complétement sur cette crainte. Si J'ai dit la vérité, ils sauront assez l’apprécier, et la fai- blesse seule de mes mémoires pourrait me nuire dans leur esprit: ils sauront assez alors combien il est dangereux d’encourager les choses impos- sibles, que l’on y perd l’autorité du conseil, et que l’on effraie tous les témoins du désastre, ceux-mêmes qui diffèrent totalement de circons- tances avec ceux qui ont échoué. Si au contraire je me suis mépris, certes je désire bien vivement que l'ouvrage couronné puisse m'éclairer sur mes méprises; qu'il me prouve clairement que la propagation des mérinos n’a point de bornes en
France; que leurs produits marchent avant ceux


