(226 5) deux cent dix-neuf francs, outre tous les incon- véniens dont j'ai parlé, pour l'intérêt du capital de deux mille francs que l’on veut épargner; c’est- à-dire que l’on paie onze pour cent de ce capi- tal, et que l’on risque de manquer son opération pour n'avoir, au bout du compte, en cas de réus- site, qu’un troupeau défectueux de métis.
Il est donc évident qu’au prix actuel où l’on peut obtenir les mérinos, on ne peut plus entre- prendre le métisage d’un troupeau; et cela est d'autant plus fâcheux, que cette opération était
le crand débouché des béliers et l’encouragement
5 le plus direct à Ja perfection des troupeaux méri- nos, qui doivent aujourd’hui se soutenir par eux- mêmes et par l'excellence de leur laine.
Le haut prix-des laines, la permanence de ces prix, qui feraient hausser celui des mérinos, pour- raient seuls faire revivre le croisement; mais dans l’état actuel des choses il n’y a pas à balancer, et l’on doit préférer l’achat direct d’un troupeau de
mérinos.
CONCLUSION.
L’accroissement des mérinos en France n’est donc pas indéfini, ilest borné par plusieurs cir-
constances: 1, la prééminence des bêtes à cornes


