( 114)
excessifs, ne voulurent pas hasarder une opération très-chanceuse, et se bornèrent à faire des aus Quelques-uns ajoutèrent des brebis mérinos à leur troupeau de brebis communes, dans l’espoir de remplacer peu-à-peu ces dernières par des brebis à laine fine; mais tontes ces opérations n’ont pas tenu contre la baisse des laines et contre d’autres inconvéniens dont nous parlerons. Je puis même dire que le métisage a rétrogradé depuis le bas prix des béliers fins, et que cette lente opération ne peut plus convenir aujourd’hui à personne.
En eflet, supposons qu'un particulier veuille changer aujourd’hui son troupeau de brebis du pays contre un troupeau de mérinos, il effectuera cette mutation pour un troupeau de cent brebis avec moins de deux mille francs.
Celui qui voudra métiser son troupeau doit s'attendre à ne le voir renouvelé complétement en bêtes de la cinquième etde la sixième génération, que nous voulons bien supposer égales aux mé- rinos, que vers la quatorzième année depuis Le commencement de l'opération(1). Que de chances pour qu’elle ne s’altère jamais! Que de soins;
que de risques, pour n’avoir, au bout du compte,
(1) Morel de Vindé, Troupeau de progression, An- nules d'agric., t. XXXIV, p- Li
D RE ie


