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mille têtes de bétail, ou environ deux par hec-:
tare. Depuis quelque temps, la tendance générale est de forcer cette proportion; mais aussi les ar- rosages dequelques portions environnantes du ca- nal de Craponne ont procuré un peu de luzerne pour les brebis'allaitantes. Le prix de l’hectare de pâturage était, il y quelques années; de cent cinquante francs(en 1810)(1).
Tous les troupeaux des environs d'Arles sont composés de femelles et d’agneaux.Chaqueannée; au mois de mai, on vend lés agneaux d’un an, que lon nomme anouges(antenois); les mâles sont achetés parles Languedociens; les habitans de la Haute-Provence et du Dauphiné achètent un mélange des deux sexes. S'il reste quelques mâles invendus; on les jointau troupeau; pour être ex- posés de nouveau en‘vente à la: descente de la montagne. Le dépôt général pour les Alpes a lieu dans les premiers! jours d'avril; la descente est moins régulière; elle à lieu plus ou moins tard; dans le mois de novembre; selon que les neiges sont plus ou moins précoces: tel est le système pastoral des environs d’Arles. On voit que dans la Crau il ne se lie pas au système agricole« Ce
(1), Annales d’agric., t. XXXIX, p. 260, ett. XXI,
seconde série. p. 2404


