(27) sont des troupeaux sans exploitation rurale néces- saire. On a songé à, utiliser les pâturages qui ne pouvaient être amékorés par les eaux de la Du- rance, et sur lesquels aucune culture ne pouvait offrir un profit raisonnable. Il semble qu’en Ca- margue la nourriture des bestiaux soit plus intime- ges
8 sont presque toujours attachés au corps de la ferme.
ment liée à l’asriculture, puisque les pâtura £ 2, PUISY P
Mais souvent cet avantage n’est qu'appareut, et quand les herbes des pâturages sont jen grande partie des plantes salées, les fumiers contiennent beaucoup plus de sel marin, dont les terresdu pays surabondent déjà. Elles ne peuvent être amen- dées que par des couches de roseaux et d’autres plantes, qui par la nature de leurs fibres n’admet- tentpas le sel dans leur parenchyme. Cet engrais végétal y est donc préféré avec raison à celui des moutons, qui n’est jamais employé dans ce cas qu'avec précaution, et est alors vendu en grande partie aux propriétaires de vignobles du Langue- doc; qui viennent le chercher.
Ces faits posés, examinonsles détails économi- ques de ces troupeaux.
Dépense d’un troupeau composé de mille brebis, aux environs d'Arles. Cinq bergers, nourriture et gages.. Pâturage en Crau ouen Camargue,


