(24) Anricre 3.— Pérurage d'hiver; troupeau transhuman.
Si nos plaines des bords de la Méditerranée; brûlées des feux d’un soleil ardent» w’offrent pen-' dant cinq mois quedes pâturages arides à nos trou- peaux; c’estalors la saison que lesneiges des Al- pes reculent à leur extrême limite, et mettent à découvert ces beaux tapis de verdure émaillés des plus richescouleurs. Nos vallées avaient reçu les troupeaux de l'habitant des Alpes pendant l'hiver; il était venu chercher dans nos climats tempérés des pâturages pour ses troupeaux, c’est maintenant notre tour, et. c’est parmi ses rochers que nous cherchons une végétation salutaire, qui disparaît chez nous pendant l’été. C’est le rappro- chement des lieux où les saisons sont différentes, qui a donné naïssance à la transhumance. En Ca- labre, en Espagne, en Provence, cet usage est né également des besoins réciproques; mais dans les deux premiers pays, il nese maintient que par un outrage perpétuel à la propriété, tandis qu’elle existe et se soutient en Provence, sous la loi com- mune, sans privilége et sans inconvénient. C’est des environs d'Arles que partent ces troupeaux voyageurs. L’ile de Camargue, formée, à l’em- bouchure du Rhône, des alluvions de cefleuve,
présente de vastes pâturages formés d’un grand


