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Maisilest si évident que le fumier coûte en défi- nitive quarante etun centimesau maître et soixan- te-quatre au métayér, que s'ils venaient à s’en- tendre l’un et l’autre pour ne plus avowæ de trou- peau ,et qu'ils trouvassent des fumiers à acheter, le premier économiserait sûrement toutes les sommes portées à son compte; savoir, r°. l'intérêt de l'argent du capital du troupeau qu'il vendrait; 20. 0e qu’il dépense annuellement pour couvrir la mortalité et entretenir son cheptel, pour enire- téniret réparer la bergerie, sice n’est pour La cons- traction à neuf; 3°. la valeur du sel; 4°: de plus il estprobable quele simple changement d'époque de ses cultures lui procurerait en quantité eten qua- lité une augmentation de cent francsau moinssur sa récolte de grains; 5°. enfin il vendrait sa païlle au-prix indiqué; 6°. il en serait de même pour son fermier. Je ne doutespas que ce calcul ne fût souvent mis en pratique, s’il était possible d’acheter d’une manière constante neuf cents quintaux de fumier dans le pays dont nous parlons. Mais les ressources en engrais y Sont si faibles relativement à l'étendue du territoire, que chacun garde pré- cieusement pour ses cultures de légumes la petite
quantité qu'il en peut récueillir.


