(17) 4 l’aide des vacans et des montagnes communales qui les avoïsinent; et sur lesquelles il leur est permisde vaguer en payantune légère redevance: ce nombre est à-peu-près celui qui avait été fixé par les parlemens de Bourgogne et de Paris(1). Quoique ces troupeaux profitent du parcours des terres en jachère; il serait injuste de leur attri- buer ici le retard des progrès des bons assolémens; car plusieurs pays voisins qui n’ont pas de mou- tons, ne sont pas plus avancés, et d’ailleurs le parcours n’est ici que facultatif et mutuel. Les véritables causes de ce retard sont les progrès de quelques cultures spéciales, comme la vigne, le mûrier, la garance; ces cultures absorbent la plus grande partie des capitaux, qui pourraient être destinés à d’autres améliorations, et le müû- rier, planté en bordures le long des terres, s’op- pose presque inévitablement à l’accroissement des prairies artificielles là où les terres ne sont pas très-étendues. Cependant, malgré ces cultures industrielles, et malgré le parcours des moutons, les assolemens où l’on fait entrer le sainfoin et la luzerne gagnent du terrain et amèneront sans
doute des changemens remarquables dans la mé-
(x) Tessier, /nstr, sur les bétes à laine, P: 127.
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