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donc entretenir qu'exactement la masse de chair que peut nourrir la quantité moyenne de nour- riture qu’il fournit; au-dessus de cette masse, il y a déficit de nourriture. Or, si d’après de nom- breuses expériences(1), il faut environ quatre livres et demie de bon foin sec pour nourrir pen- dant vingt-quatre heures un quintal de chair, ilest clair que deux kilogrammes et demi d'herbe verte, qui se réduit au moins de moitié(elle est peu aqueuse de sa nature), c’est-à-dire d’un kilo- gramme et un quart, ou deux livres et demie, ne peuvent entretenir que des individus d’un poids de cinquante-cinq livres environ, poids exact de nos moutons.
L’absolue nécessité où l’on est de donner une nourriture plus abondante aux mères pendant l'allaitement,‘et la difficulté de se Ja procurer, font que le nombre des brebis est borné à l’éten- due de ces ressources supplémentaires, et que tout le reste du troupeau consiste seulement en mou- tons.
Dans cet état de choses, les fermes nourrissent environ deux têtes de bétail par hectare, avec
(1) Expériences de Crud, Bibl. britan., Agric., t. XV; et Bibl. britan., t. VIE, p. 446.


