(15) exigeant peu de garde y produisent encore une petite rente(1).
J'ai été curieux de savoir ce que le troupeau rapportait de nourriture d’un tel pâturage. J’ai fait peser trois brebis pleines, avant leur sortie, elles donnèrent quatre-vingt-sept kilogrammes; à leur rentrée, le soir; elles n’eurent absolument que le même poids; deux brebis qui avaient des agneaux, ayant été pesées de même, donnt- rent cinquante-cinq kilogrammes avant d’aller au pâturage, et soïxante kilogrammes le soir en re- venant. Il est clair que les premières avaient entièrement digéré, assimilé, excrété une partié de nourriture contenue dans leur estomac égale à celle qu’elles avaient prise, et que les secondes avaient transformé en lait où en matière pour le produire, deux kilogrammes et demi par tête.
Surun pareil sol, de plus grosses bêtes ne pour- raient trouver une nourriture plus forte que les petites, l'herbe n’est pas ici à portée pour la manger à pleine bouche, il faut aller à sa recher-
che, la cueillir brin à brin; ce terrain ne peut
() Girou de Buzaringues,«Essai sur les mérinos, pag. 17-10.
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