(9.75 quinze kilogrammes de chair nétte; ce qui revient
au même poids que les nôtres pour Vanimal vif.
Cependant cette race‘est encore bien forte en
comparaison de celle de Suisse, qui ne pèse que dix-huit kilogrammes en moyenne eme
J'ai essayé d'importer des animaux plus forts dans cette position, ils y sont tombés dans le ma- rasme; des mérinos n’ont pu y vivre plus d’un an; leur laine tombait par flocons, et ils étaient dans un état de dépérissement si prononcé que je me hâtai de les transporter ailleurs.
La race qui s’est formée sur ces côteaux est pe- tite, a la laine irès-fine, ést, pour ainsi dire, infatigable, trouve sa vie dans des terrains presque nus et donne ainsi le moyen d'utiliser ces vastes étendues où l’œil peut à peine distinguer une herbe. La nature s’est pliée aux conditions qu’on lui avait assignées: elle a modifié le mouton, elle a créé. le type qui convient à cette vie pénible. Par-tout où l’on retrouve ces mêmes circonstances dans le midi, on retrouve aussi cette même race; dansles départemens de l'Hérault, de l'Aveyron, elle permet de consommer les chétifs herbages de l’Arzac; mais l’immensité de ees pâturages sup- pléant à leur aridité, de nombreux troupeaux
QG) Bibl. britan., Agric., t. XV, p. 18 et suiv.


