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la fin de juin, que les moissons achevées per- mettent enfin aux bergers de les faire entrer sur les chaumes; mais alors, ils sont sujets à la maladie rouge, qui est sans doute causée par la mauvaise nature des herbes qui croissent parmi les blés. La première pluie de septembre re- verdit un peu le terrain, puis les vendanges, en ouvrant aux troupeaux le parcours des vi- gnobles, les mettent dans l’abondance en leur procurant une nourriture saine: c’est le mo- ment où les troupeaux acquièrent le plus d’em- bonpoint et jouissent de la meilleure santé. Cet état dure jusqu'aux premières gelées; quelque- fois la beauté du climat procure aux troupeaux un bon pâturage pendant tout l’hiver; rarement dés froids extraordinaires, ou des pluies prolon- gées; obligent de leur donner un peu de paille au ratelier. Tel est l’état pastoral de ce pays.
Sur de tels sols il a fallu d’abord se créer, par la continuité de la misère, une race qui s’adap- tât à ces dures conditions et qui n’exiget que le minimum de nourriture pour sa subsistance: on est parvenu à avoir des brebis qui pèsent vingi- sept kilogrammes, qui portent des toisons d’un kilogramme èt demi environ. Dans la même po- sition de gêne, Thaër(1477) nous cite des bêtes
des Landes qui ont un kilogramme de laine et


