(18) thode de nourrir le: bétail, et on finira par lur donner quelque nourriture supplémentaire dans les saisons de disette. À
En attendant, quelle valeur attribuer à cette dépaissance? Elle est bien faible dans ce pays, où elle n’aurait aucune valeur vénale, et un domaine gagneraït bien peu de chose sous le: rapport de la fertilité, à ne point être parcouru par les mou- tons; cependant on y trouverait l’avantage de pouvoir faire les cultures plus à propos, de pou- voir renverser les guérets avant l'hiver, ou même tout de suite après la moisson. Là où huit têtes de bétail s’éntretiennent bien sur un hectare de chaume, on er afferme le pâturage à raison de trenté-deux francs; ici; où quatre bêtes n’y trou- vent qu’une vie chétive; on nerpeut guère en por+ ter la rente qu’au quart de cette valeur, où à-huit francs environ.
Pounscfaire, maintenant, une juste idée des résultats économiques de ces éducations, il faut les lierau mode d'exploitation usité dans le pays: les fermes y sont tenues généralement par des métayers; et les profits des troupeaux ÿ sont par- tagésentre le propriétaire, qui fournit le cheptel, etle fermier, qui se charge de toutes les dépenses annuelles: nous’ allons donc dresser ici deux
comptes, celui du maître et celui du fermier,


