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je pense que cette méthode ne peut convenir qu'à un pays très-peuplé.
» Quand mèéme la nouvelle méthode serait impraticable en grand, il est toujours très- important de s'assurer si, en ététant le grain, on ne pourrait pas en effet améliorer la mois- son, et obtenir des épis plus forts et plus nombreux. Il ne s'agirait alors que de semer beauco-p moins dru et beaucoup plus töt qu'à Pordinaire, et de couper la fane du blé pour l'empécher de former sa tige avant hiver. Cette tonte suppléerait au fourrage, et les bestiaux la mangeraient avec plaisir. Les vaches qui s'en nourriraient donneraient beau- coup plus de lait, et ce lait serait excellent.»
Poncelet, à la vue de cet article qui n'était qu'une copie d'un procédé décrit par lui de- puis dix ans, se hata de faire imprimer son Histoire naturelle du froment. Cet ouvrage parut en 1779; mais Tabbé Poncelet crut devoir donner un extrait abrégé de sa me- thode de culture, et il fit insérer, dans la Gazette d'agriculture du 5 janvier 1780, Particle qu'on va lire, contenant un précis de toute sa doctrine, rédigé par lui-méême.


